Nos revendications

Cette page est une ébauche

Vivre libre

Garantir notre capacité à penser et à nous autodéterminer

Stopper la collecte de données personnelles (hors formulaire validé)

Refuser tout algorithme qui vise à induire un comportement chez une personne ou une population

Interdire le crédit social et les systèmes de notations par les pairs

Rétablir la confiance et sortir de la société de contrôle

Interdire la surveillance de masse

Conserver des élections sans numérique

Assurer la possibilité de falsifier nos identités

Négocier un moratoire sur les armes autonomes

Retirer les technologies d'espionnages par des proches (enfants, femmes, etc.)

Se réapproprier la technologie

Promouvoir et protéger les communs numériques

Décentraliser les outils et les données

Démanteler les géants du net

Passer du fordisme 2.0 au coopérative numérique

Rester maitres de nos outils

Créer des technologies soutenables

Sous sa forme actuelle, le numérique n'est pas une technologie soutenable sur le long terme que ce soit à cause de l'effet de serre produit1 ou de la pollution des sols et de l'eau engendrée par l'extractivisme2 et la mauvaise gestion des déchets3. De plus, au contraire des lowtech, les hightech, qu ece soit au niveau du matériel ou du logiciel, sont dépendantes d'un contexte de coopération mondiale4 qui n'est pas garantie dans un monde de plus en plus impacté par les effets du réchauffement climatique5. La boulimie numérique est d'ailleurs responsable de nombreux conflits armés et de conditions de travail désastreuses notamment concernant les minerais de sang.

Si l'on peut pointer nos responsabilités collectives, il nous apparait que l'industrie du numérique est coupable a bien des égards tant elle profite de l'incompréhension technique du grand public.

Cet axe est récent au sein de notre association et les données évoluent chaque année, à ce stade de nos analyses ce sont ces mesures concrêtes qui ressortent, mais il est difficile de produire des prédictions quantitatives d'impacts de ces mesures.

Faire fonctionner plus de 10 ans nos équipements

Lever la taxe Copie Privée sur les équipements reconditionnés

Obliger les constructeurs à fournir des mises à jour et des pièces de rechange

Taxer les équipements neufs pour financer la réparation des anciens

Interdire la vente d'équipements neufs avec batteries non amovibles

Interdire la vente d'équipements neufs ne permettant pas l'installation d'autres OS

Normaliser des composants modulaires et ouverts

Contrôler la durabilité des équipements numérique

Art L441-2

Questionner nos usages controversés

Favoriser les produits sans high tech

Refuser l'équipement des pré-ados en produits numériques personnels

Interdire les blockchains énergivores

Réévaluer nos exigences

Délais de livraison SLA Qualité vidéos

Arréter d'encourager une fausse dématérialisation

Enfin, si nos sociétés, peuplés de 8 milliards de personnes humaines, ont aujourd'hui pour la plupart besoin d'outils numériques pour fonctionner, il est vitale de questionner cette industrie sur ses responsabilités.

Rendre le numérique accessible et optionnel

Cap vers l'accessibilité numérique pour les personnes avec un handicap (notamment visuel et cognitif)

Si l'accessibilité numérique concerne toutes sortes de handicap, il ressort que les personnes défficiente visuelles et celles ayant un handicap cognitif sont les plus exclues du numérique.

La population française compte 1,14 millions de personnes pour qui la lecture de près est impossible, pourtant le numérique reste très peu accessible alors même que les technologies existent.

Source: https://aveuglesdefrance.org/quelques-chiffres-sur-la-deficience-visuelle/

Inclure des modules sur l'accessibilité dans toutes les formations du numérique

Mettre en place une mini-certification des professionnels du web

Rendre obligatoire l'accessibilité pour les nouveaux siteweb et logiciels

Subventionner la mise en conformité des briques logicielles libres ou opensource utilisées majoritairement

Déconstruire les stéréotypes de genre dans le numérique européens

Le manque de femmes dans les milieux de la tech en France et en UE semblent avant tout être lié à des questions culturelles. D'autres pays, comme la Malaisie, la Tunisie et bien d'autres, atteignent la parité ou quasiment.

Même en admettant que les comportements sexistes diminuent dans ces domaines, il reste à corriger l'image dégradée de ces métiers.

Réduire les comportements sexistes dans la tech

Rendre ces métiers désirables pour les femmes

Le manque de femme dans ces métiers au cours des 30 dernières années s'explique par l'appropriation masculine des premiers ordinateurs personnels et par la mentalité des milieux publicitaires de l'époque. Malheureusement, l'image de l'informatique masculine est désormais faite en France et empèche les jeunes générations de s'identifier et d'envisager ce genre de carrière. Il ne suffit donc pas d'une égalité de chance, mais bien de rééquilibrer ce qui a été déséquilibré artificiellement par la publicité et le contexte social de l'époque, puis par le relais culturel.

Plus de solidarité et de diversification pour l'accès internet des foyers isolés

Dans les zones géographiques peu denses où le déploiement de l'infrastructure réseau est moins rentables, l'ARCEP a décidé que les déploiements fibre seraient organisé par département sous forme de réseau d'initiative publique.

Malheureusement, même dans un département plutôt en avance comme le Bas-Rhin il reste des milliers de foyers non raccordés car un peu trop éloigné de la route où passe la fibre.

Il serait juste que les zones très denses très rentables financent le raccordement de ces foyers isolés.

Par ailleurs, le tout fibre n'est pas forcément nécessaire au très haut débit et dans les derniers cas, l'utilisation d'antenne directionnelle pourrait être une solution au moins jusqu'au raccordement final.

Des guichets plutôt que des accompagnant⋅es numériques

Le remplacement des guichets de service publics par des sites web complexifie l'accès aux droits d'une partie de la population.

Selon l'INSEE, en 2019, 15 % de la population française de plus de 15 ans n’a pas utilisé Internet au cours de l’année, 38 % des usagers et usagères d’Internet manquaient d’au moins une compétence numérique et 2% n'en avaient pas du tout. https://www.insee.fr/fr/statistiques/4241397

Pour tenter de résoudre ce problème sans remettre en cause le courant idéologique de la dématérialisation et des politiques d'austérités, le gouvernement a créé le dispositif des "conseillers numérique France services". Malheureusement, celui-ci est insuffisant, rémunère très mal les accompagnants, délègue ce rôle à des structures non publiques (association, etc.) ET surtout les personnes accompagnantes ont accès aux mêmes plateformes que les personnes accompagnées complexifiant les démarches et notamment les recours si ces plateformes n'ont pas prévus dans leur code certaines situations.

En somme, ces politiques du tout numérique sont des échecs et nous pensons qu'il conviendrait de rouvrir des guichets à la fois pour ces population, mais aussi pour gérer ce que les logiciels ne savent pas faire.


  1. Le modèle de 2021 du Shift Project évalue que le numérique en 2022 sera responsable de 3 à 4,5% des émissions de gaz à effet de serre mondiales. 

  2. D'après Françoise Berthoud https://tube.piweb.be/w/3fb56d1e-dc15-43d3-98a7-a359694f746a 

  3. En France, en 2019, 52% des DEEE ménagers sont collectés par des éco-organismes agréés (source: ADEME - Equipements électriques & électroniques Données 2019). Ceci n'implique pas que 48% des DEEE ménagers sont mal réemployés, recyclés ou valorisés, mais on sait aussi que certains finissent dans des décharges illégales par exemple la ville décharge d'Agbogbloshie au Ghana (source: documentaire Welcome to sodom

  4. que ce soit pour créer les équipements matériels ou maintenir les logiciels